De la souscription des lettres

Publié le : 02/08/2019 - Catégories : Courriers d'antan délicieusement désuets

La souscription d'une lettre était autrefois considérée comme très importante, elle l'est beaucoup moins aujourd'hui. Il est inutile de se qualifier le très humble, le très obéissant serviteur d'une personne pour le service de laquelle on ne ferait peut-être pas dix minutes de chemin.

Beaucoup de personnes, qui tiennent aux anciens usages, écrivent en entier :

J’ai l’honneur d’être, Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur.

Il en est d'autres qui, pour être plus simples, sont, à notre avis, tout aussi respectueuses :

Daignez agréer, Monsieur, l'hommage de mon respectueux dévouement.
Veuillez croire, Monsieur, à mes sentiments de gratitude sincère, en même temps qu'à mon profond attachement.
Soyez bien persuadé que je suis et resterai toujours votre tout dévoué.

Dans certaines lettres d’affaires, on se sert parfois de la formule : J'al l'honneur de vous saluer ou Je vous salue. Cette formule, acceptable pour ce genre de lettres, serait, partout ailleurs, considérée comme blessante et inconvenante au premier chef. Nous ne saurions trop recommander à nos lecteurs de ne pas s'en servir.

Enfin, voici des formules tout à tait familières :

Croyez, mon cher ami, à ma tranche et cordiale amitié.
Veuillez croire, je vous prie, à la sincérité et à la durée de mes sentients affectueux
Je vous serre la main et vous embrasse, comme je vous aime, de tout cœur.

Nos lecteurs trouveront, d'ailleurs, dans les lettres qui, suivent, la gradation des formules, depuis ; la plus respectueuse jusqu'à la plus fumière.

Dans la signature, éviter les parafes compliqués.

Les femmes n'en ajoutent pas d'ordinaire à leur nom, pas plus d’ailleurs qu’elles ne signent de leur prénom quand elles écrivent à des étrangers ; l’initiale, suivie du nom de leur père ou de leur mari, suffit en l’occurrence.

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